Poème de Juliette Viger

Inspirée de la retraite au Taillé avec Kamala en août 2017

Au domaine, je suis.

Mon ego, lui, est parti.
Assise au pied du pin qui me sourit,
Je tangue et laisse le vent me porter au sommet de la montagne.
 
De là haut, je contemple et te vois, toi.
Sans masque, ni artifice.
Éternel enfant qui dû grandir trop vite:
Comme moi tu te perds.
Comme moi tu te caches derrière ton nom.
Comme moi tu veux retrouver ta liberté.
Mais comme moi tu as en toi la clé qui ouvrira la porte
Et la force qui fera tomber les murs de ta forteresse imagée.
 
Dans l’absolu, je me baigne. Nue.
Sans corps, ni costumes, j’inspire, j’expire.
Cette paix enveloppante me prend dans ses bras.
Je reprends ma forme infinie, je rentre enfin chez moi.
Sache que je t’aime et que je crois en toi…
 
Et c’est dans ce doux chuchotement que la forêt et ses grillons me ramenèrent sur terre.
Au pied de mon pin, je baille, écoute, vois…
Mais une nouvelle présence se fait sentir. Légère.
J’entrouvre doucement ma main: la clé de ma conscience. Déposée, là.
Juliette Viger (julietteviger.co)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *