Archives de catégorie : articles

Vidéo – Méditation « Je suis Présence » sur fond de mer – 17 min

Si vous aimez le bruit des vagues, vous allez aimer cette méditation sur fond marin 😉 Kamala vous guide dans une méditation pour passer de la conscience des objets à la conscience d’être la conscience elle-même, ou Présence. Peu à peu, la ligne de séparation entre soi-même et le monde s’estompe pour ne laisser la place qu’au Présent-Présence lui-même, tout en Un. Très belle pratique!

 

Vidéo – Salutations au soleil – 3 min

Kamala fait la démonstration de 2 cycles entiers de salutations au soleil pour vous initier à un échauffement simple et efficace avant la pratique des postures (asanas) de Yoga. Le mieux est de pratiquer 5 à 10 cycles au moins de salutations au soleil avant le petit déjeuner. Très belle pratique!

 

Vidéo – Présentation Yoga de la Non Dualité

Présentation courte du Yoga de la Non Dualité, enseigné par Kamala:

La Non Dualité est au coeur de tous les stages et retraites animés par Kamala, quelle que soit le style de Yoga (Kundalini Yoga, Hatha Yoga, etc…) à travers lequel c’est transmis. La Non Dualité est la réalité de l’expérience et de notre identité primordiale.

Pour en savoir plus, voir le calendrier de nos événements.

Pourquoi l’égo est-il souffrance?

Pour répondre à cette question, il faut d’abord comprendre la nature de l’égo.

Communément parlant, on pense que l’égo c’est le fait de se sentir supérieur à un autre, ou cela peut être aussi la bonne image qu’on se fait de soi-même. L’égo a cette connotation liée à notre identité. Mais qu’en est-il vraiment?

L’égo, c’est le processus d’identification avec quelque chose, peu importe la chose. On peut s’identifier à son corps, c’est le plus commun. Je suis une femme, je suis un homme, un être humain. On peut s’identifier à son métier, à son pays, à sa classe sociale, à un parti politique ou un groupe religieux, une communauté. On peut s’identifier à des idées, à des croyances, à des images qu’on se fait de soi. La liste des objets de l’identification est infinie, et pour chacun ce à quoi on s’identifie change au fil du temps.

Quelles sont les conséquences de ce processus d’identification?

Si je suis identifié au corps, je sais aussi qu’il est vulnérable. Je vis alors avec la peur originelle de réduire la capacité ou la beauté du corps, voire sa disparition et sa mort. Si je suis identifiée avec mes possessions, mon statut, mes réussites et mes échecs, mon sens d’identité est bien fragile car toutes ces circonstances extérieures sont fluctuantes. Je vis alors dans l’insécurité permanente car je sais bien que tout est changeant. Cette insécurité me pousse alors à rechercher possessions, relations, situations qui augmentent mon sentiment de sécurité et qui rehaussent ou confirment l’image que je me fais de moi-même. Mais, comme je ne peux compter sur rien, car toute chose de ce monde ne dure pas, mon bonheur est fragile et superficiel. Je vis alors dans un état de souffrance quasi permanent. Ma quête vers la situation parfaite, ma fuite vers le bonheur que je recherche à l’extérieur, ne finit jamais.

Qu’est-ce qui s’identifie?

C’est ce mouvement de la conscience, l’attention, qui se pose sur un lot de perceptions, un lot de sensations, des idées, des images, et qui croit que ces perceptions, sensations et/ou idées constituent son identité. Par ce mouvement, c’est un peu comme si la conscience s’oubliait elle-même en ne s’intéressant qu’à ce qu’elle perçoit, par exemple le corps et le mental, et en croyant à la pensée « je suis ce corps et ce mental ».

L’égo existe t-il vraiment?

L’égo naît à chaque fois qu’il y a ce mouvement intérieur de la conscience pour s’identifier à une chose qu’elle perçoit. Mais de la même manière, l’égo disparaît quand ce mouvement ou processus d’identification cesse. L’égo naît avec l’activité d’identification et meurt de lui-même quand il y a cessation de l’activité d’identification. C’est pour cela que l’égo ou fausse identité est une illusion.

Comment cesser l’égo?

La conscience, cela même qui est conscient du contenu de l’expérience de la vie, doit revenir à elle-même et cesser de partir avec l’attention vers ceci ou cela de l’expérience sensorielle. En relâchant son attention, celle-ci se repose à la source d’elle-même, l’espace de conscience. Comme pour tout sujet qu’on souhaite apprendre, en donnant son énergie et son attention au fait même d’être conscient, on comprend de plus en plus la nature de la conscience. Ce processus de détente de l’attention doit s’accompagner d’une nudité intellectuelle totale, c’est-à-dire qu’on met de côté tous les concepts et toutes les croyances pour ne faire face qu’à l’expérience factuelle du moment présent. On se rend compte alors que la conscience est ce que je suis, c’est ma véritable identité. J’apprends aussi que ce que je suis est aussi ce que tu es, la conscience n’est pas personnelle mais universelle. Je ressens que je suis la source du bonheur que je recherchais jusqu’alors: paix, ouverture, joie sans objet, amour et liberté. La spontanéité et la créativité s’expriment alors comme une célébration de la vérité qui nous anime tous. La beauté et l’amour sont le quotidien d’un être éveillé.

Pour approfondir cet enseignement, participez aux stages et retraites donnés par Kamala. Voir le calendrier des événements.

Avec tout mon amour,

Kamala

 

Pourquoi la question « Qui suis-je? » est primordiale

La question « Qui suis-je? » n’est pas juste une de ces questions existentielles qui font philosopher ou à remettre à plus tard quand on en aura le loisir. C’est une question primordiale, c’est-à-dire qu’elle mérite d’être placée en toute première place de notre liste de to-dos.

On a souvent le sentiment de savoir qui on est. On répond à la question « qui suis-je? » par un état civil, nom, prénom, date de naissance, nationalité, genre, je suis fils de…fille de…, par une occupation, un lieu de vie, relation à une autre personne (je suis la femme de…, je travaille avec un tel…), un hobby, des idées, des croyances, l’appartenance à un groupe associatif, religieux ou politique, etc. Cela signifie que l’on répond souvent par « je suis ceci…je suis cela… ».

Mais si toutes ces informations sont fonctionnelles et aident à interagir dans la société, le fait de ne savoir répondre que par des attributs « extérieurs » fait que notre relation à soi est pauvre et creuse, et par ricochet notre relation à autrui et au monde pauvre et superficielle. Je m’explique. En effet, quand on a suffisamment d’expériences de vie, on peut se rendre compte très vite que rien que nous avons poursuivi jusqu’à présent (diplôme, métier, statut, relation, possession, corps de rêve, lieu de vie, etc.) ne nous a donné entière satisfaction. Il y a eu sûrement des moments de légèreté et de bonheur, d’ouverture et de plénitude qui ont suivi la réalisation d’un projet ou d’un désir, mais progressivement le bonheur liée à ce désir s’est vite étiolé. On se rend compte que ce à quoi on s’accroche peut toujours disparaître ou changer. On ne peut compter sur rien. Et c’est reparti de plus belle vers un autre projet ou désir qui cette fois-ci nous comblera vraiment et de manière permanente. C’est ce que nous espérons tous en tout cas: le bonheur vrai et permanent.

Quand on réalise que rien ne peut nous combler véritablement et durablement, vers quoi alors se tourner? C’est là où il est possible de vivre la prochaine étape dans l’évolution d’un être humain: répondre à la question « Qui suis-je? ».

Bien guidé par un enseignant qui connaît sa véritable nature ou identité, on apprend à se poser enfin en soi-même. L’attention, au lieu de faire comme à l’accoutumé en se focalisant vers ceci ou cela de l’expérience (image, pensée, problème, but, etc.), va se détendre et revenir à la source d’elle-même: la conscience.

Toute notre vie, nous avons connu l’expérience de la vie. Comment est-ce que cela fût possible? Parce que l’expérience de la vie est apparue à notre conscience. Nous avons été conscients de nos années d’enfance, d’études, de travail, de nos soucis, de nos joies, etc…Toute la vie s’est déroulée dans notre conscience. Mais tout ce temps, nous n’avons pas accordé d’importance à cet espace de la conscience elle-même.

En prenant le temps de connaître cet espace en soi qui est conscient, on se rend compte que ce n’est rien d’autre que notre présence, le fait d’être. Etre et conscience ne font qu’un, il n’y a pas être sans conscience et vice-versa. Etre est conscience, je suis conscience.

La réalisation de cela est énorme! En s’intéressant de plus en plus à connaître cet espace du « je suis conscience », on se révèle à soi-même que nous sommes en réalité profondeur, paix, plénitude, liberté, joie sans objet, transparence et ouverture. Etre n’est ni féminin, ni masculin, ni jeune ni vieux, n’a aucun nom ni histoire. Etre est en-dehors du temps, sans passé ni futur. Etre est en-dehors de l’espace, sans centre ni périphérie, mais toujours présent. Etre est ce qui connaît l’expérience, être est le silence d’où naissent tous les bruits et vibrations, être est l’espace d’où naissent toutes les formes et textures. Etre est bonheur pur et simple, libre de tout attachement, indépendant des circonstances extérieures. Etre est, et ne change pas. Etre est immanent et transcendant.

Progressivement, cette compréhension-réalisation de notre vraie nature imprègne notre comportement et nos interactions de paix et de joie, nous vivons de plus en plus la non séparation et la liberté d’exprimer notre amour et nos talents de toutes les manières possibles. Chaque circonstance, chaque rencontre est occasion de célébrer la vérité de notre être, la vérité de tous les êtres. Chaque occasion de la vie, chaque action reflète cette universalité qui nous anime tous. Le monde nous apparaît comme notre propre intimité, c’est l’amour, c’est le vrai yoga.

Kamala, avec toute mon affection.

Pour en savoir plus et partager cet enseignement, renseignez-vous ici sur les stages et retraites de Kamala. A bientôt vers l’essentiel et le bonheur. 

Tout est intimité – poème

« En passant » par Kamala, décembre 2018

Tout est intimité

Baigné en moi-même c’est une douceur,

Comme un nuage de tiédeur qui s’étend sur toute la place.

La profondeur m’invite à l’abandon de la surface

Où l’illusion du monde attire avec tant d’ardeur.

Je me love en moi-même, cette présence infinie

Peu à peu je ne distingue plus ni cela ni ceci.

Les frontières s’évaporent en une seule expérience,

Tout est confondu en l’océan de conscience.

A chaque vibration, c’est moi-même qui me meut,

La vie entière est modulation de la substance « Je ».

Je me révèle…Je me réveille enfin à ma Vérité:

En réalité, je suis cela qui est, tout est mon intimité.

 

Kamala

 

Que faire quand le mal être surgit?

Il semblerait que tout va bien, et qu’on n’a pas vraiment à se plaindre. La vie peut être relativement confortable: on a un toit, suffisamment pour se nourrir et se vêtir, un travail et une vie sociale comme tout un chacun, avec ses hauts et ses bas, une vie normale quoi! Et dans des moments d’attente ou d’inoccupation, un sentiment de mal être ou de nervosité comme une sorte d’agitation un peu triste nous prend.

Dans ces moments, il peut être parmi nos habitudes les plus courantes de réagir en compensant avec des substances telles que la nicotine, l’alcool, la drogue, des médicaments, du chocolat ou du sucre. Il se peut aussi qu’on se déverse dans une occupation telle que pianoter sur son portable en regardant tous les posts Facebook de tous ses amis, ou s’adonner au travail, ou faire du sport à outrance etc. C’est monnaie courante d’essayer de justifier ou d’expliquer ce mal être et d’essayer de compenser en achetant l’objet qui nous manque, en recherchant la relation ou la situation parfaite qui nous manquent. Bref, la diversité des réactions au mal être qu’on ressent est infinie. Chaque individu a son truc pour ne pas faire face à cette « chose » qui ne part jamais vraiment. Cela revient toujours.

Ainsi va la vie jusqu’au moment où rien ne nous soulage plus vraiment, en tout cas on comprend qu’on a eu recours jusqu’à présent qu’à des palliatifs. Le mal être est comme une bombe intérieure à retardement. A ce moment de vérité, il y a un lâcher prise, une humilité de notre mental qui reconnaît qu’il ne réussira jamais à générer la plénitude totale tant désirée par chacun. C’est un moment précieux. C’est peut-être le début d’une nouvelle manière de vivre.

Quand le sentiment de mal être surgit, juste écoutez-le. Ecoutez-le, ressentez-le à plein corps, avec toute votre capacité à ressentir, à vivre le moment. Sans aucun jugement, sans aucun mouvement de rejet ou de vouloir soulager qui que ce soit. Ecoutez le souffle, écoutez comment le souffle traverse toutes les autres sensations, écoutez quel type de pensées apparaissent…Sans limite de temps, sans objectif. Juste l’écoute, juste le ressenti pur.

Et voyez ce qui est là, vivez ce qui se passe.

Ceci est une invitation à la vraie plénitude. Vivez l’expérience et écrivez-moi en retour 🙂

LOVE,

Kamala

 

La vraie action

Dans le cheminement spirituel, on entend des enseignements qui disent qu’il n’y a rien à faire, que tout est déjà là. Cela peut prêter à confusion, et justifier des comportements de passivité mal placée. Agir dans le non agir, c’est cela la vraie action, mais cela demande clarification.

L’action vraie dépend du point de vue à partir duquel elle est menée et observée. A partir de l’entité séparée de l’égo, il n’y a pas de véritable action, mais plutôt une réaction quasi automatique qui provient du conditionnement du passé. Quand la source d’une action est la peur, la colère, et toute forme de souffrance psychologique, alors l’action est le fruit du sentiment originel de la séparation, de la non complétude. L’action est alors menée dans un désir de justifier/d’agrandir/d’améliorer l’égo, elle est fragmentée et inspirée par le manque et la peur. L’individu croit qu’il est auteur de l’action et s’en accapare.

A partir de l’espace de la conscience, la paix, l’amour et la liberté sont les sentiments qui sont au coeur de l’expérience. L’action engagée à partir de cet espace n’appartient plus à personne, c’est une action qui fait partie du processus cosmique de la manifestation toute entière qui se déploie à chaque instant. Le corps-mental humain rejoint sa juste place en tant que processus-instrument de la création universelle. Dans l’expérience vécue, il n’y a aucune peur, aucun manque, aucune tentative de s’agrandir ou de s’améliorer à travers l’action. C’est une expérience de la justesse du moment, ce qu’il y a à faire est ce qu’il y a à faire, il n’y a aucun choix.

De manière plus appliquée, si l’on regarde les événements dramatiques des manifestations et des violences à Paris du 1er décembre 2018, quelle est la juste action? A chacun, selon sa capacité et sa perspective, de trouver l’espace de paix et de justesse en soi pour décider du prochain meilleur pas à faire. Ce ne sera pas le même pour tous. Mais ensemble, l’action toute entière sera juste et positive pour tous.

Paix en soi, pour la paix pour tous!

Kamala

La souffrance, c’est l’histoire qu’on s’en fait

Un événement ou un non-événement surgit. Des tensions dans le corps apparaissent à la conscience. Un mouvement de rejet vient comme une réaction habituelle pour camoufler, gérer ces sensations qui sont jugées négatives, à refouler. Ce simple mouvement qu’on ne peut pas contrôler est la naissance de la souffrance psychologique. Cette souffrance est le fruit d’une histoire que l’on associe aux sensations dans le ventre, la poitrine, la tête, ces sensations que la pensée a associé à l’angoisse, à la tristesse, à l’ennui, à la colère, la liste est sans fin.

Bercé par l’histoire associée aux sensations, nous croyons être une personne qui doit travailler sur elle-même pour devenir plus heureuse, ou qui est justifiée dans son malheur. Ce processus d’auto-hypnose soutient et nourrit la souffrance elle-même, comme une roue qui tourne sur elle-même, à vide.

Soudain, par la grâce, nous voyons que changer l’histoire, gérer nos sensations pour les rendre positives, plus agréables, est un vain effort. Nous voyons enfin notre limite, notre incapacité à faire quoi que ce soit pour rétablir l’équilibre. Lâcher prise. Un grand moment où rien ne se fait, rien ne se passe. Enfin! Il n’y a plus que l’écoute, une écoute sans intention, sans prétention, sans histoire. Un espace, des mouvements, plus d’espace, de l’intensité, une ouverture…Et beaucoup de joie! Le calme dans la joie, la joie dans le calme. Plus personne pour sentir, plus personne pour penser, il n’y a que l’écoute, la présence, lumineuse et si douce, en même temps si intense.

La magnificence du silence, l’espace où tout est possible, sans personne pour faire.

Kamala